Saint Denys, remorqueur à vapeur

Le St-Denys, construit en 1929, appartenait à la société de remorquage de Falmouth. Ces navires, facilement reconnaissables à leur coque verte et leur cheminée blanche et noire, attiraient l’attention avec leur silhouette robuste, courte et large (L : 27,50 m – l : 7,60 m).

 

Le Saint-Denys est l’unique remorqueur à vapeur visitable en France.

Les remorqueurs à vapeur de Falmouth n’effectuaient pas seulement les manœuvres d’entrée et sortie du port, ou de mise en cale sèche, ils alimentaient également en vapeur les machineries des navires en réparation et les approvisionnements en eau douce.Le Saint-Denys est l’unique remorqueur à vapeur visitable en France.
Le St-Denys possède une machine de 790 cv à triple expansion. Dans les années cinquante, période d’activité portuaire intense, les remorqueurs de Falmouth intervenaient jusqu’à 14 fois par jour. Il fallait alors charger 40 tonnes de charbon toutes les trois semaines.

Le pilotage du St Denys

La prise de remorquage d’un navire nécessitait en moyenne – avec quatre remorqueurs et un équipage de six à sept hommes par bateau – deux heures de travail. Un remorqueur se plaçait à l’avant, deux vers l’arrière et le quatrième poussait. Ainsi pris en remorque, les navires étaient assistés pour les opérations d’évitage, d’accostage ou de déhalage. Chacun manœuvre tenait compte du vent, du courant, de la masse du navire, le ballet étant réglé par le pilote.C’est de la passerelle que le capitaine transmettait par mégaphone ses ordres à l’équipage de pont, tandis que dans la salle des machines le chef mécanicien était averti de la manœuvre par l’intermédiaire du cadran du transmetteur d’ordres ou du conduit porte-voix.
L’entente de tout l’équipage devait être parfaite pendant la manœuvre au cours de laquelle la sonnerie ne cessait de retentir. Quel spectacle que d’entendre tous ces coups de sifflet, donnés par le pilote se trouvant à bord du bateau entrant au port, auxquels les remorqueurs devaient répondre par un nombre égal de coups de sirène ! Aujourd’hui tous les bateaux sont équipés de radio VHF et le travail du pilote s’effectue plus facilement, plus sûrement et plus silencieusement…

L’arceau de protection et le croc de remorquage

A l’arrière du pont, un arceau métallique – élément caractéristique des remorqueurs – s’élève au-desus du pont pour empêcher les câbles de remorquage de s’accrocher à un quelconque obstacle. Le croc de remorquage, un élément important également, est situé au milieu du bateau, en arrière de la passerelle de pilotage, de manière à permettre au bateau de virer le plus près possible de l’axe de pivotement, sans risque de chavirage.

La lance hydraulique

Bon nombre de remorqueurs, comme ceux de Falmouth, sont équipés d’installations de lutte contre les incendies. La lance hydraulique du St-Denys a une portée de 200 mètres.

A flot

À proximité du musée à quai, le musée à flot permet au visiteur de découvrir une partie des collections du Port-musée. Plusieurs bateaux sont ainsi visitables de la cale au pont. Ces navires sont les témoins authentiques et rares d’un passé. Pour être conservés, ils sont restaurés régulièrement par les charpentiers du Port-musée qui oeuvrent sous les yeux des visiteurs.

Ces navires sont également les témoins d’un contexte socio-économique particulier et permettent ainsi d’aborder différentes thématiques telles que : la vie du port, les ressources maritimes en matières premières, les transmissions radio maritimes, la pêche en mer, les voies maritimes ou encore le grand cabotage européen. Par exemple, le Port-Rhu accueillait au XIXe siècle les voiliers de Norvège semblables à Anna Rosa qui apportaient à Douarnenez la rogue servant aux pêches sardinières qui alimentaient les très nombreuses conserveries.

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