Scarweather, bateau-phare

Le Scarweather a été construit en 1947 par le chantier Philip and sons à Dartmouth (Grande Bretagne) pour le compte de la Trinity Corporation (équivalent de notre service des phares et balises). Long de 41 m, large de 7,50 m, calant 3,90 m, il pèse 534 tonnes.

Les bateaux-feux (ou bateaux-phares) servaient à signaler aux navires les passages difficiles comme les bancs des sable ou les chenaux, des endroits où il est impossible d’ériger des phares sur une roche affleurante ou un rivage. Dépourvus d’appareil de propulsion, ils étaient mouillés sur une position déterminée et dotés d’un équipage permanent. D’une fiabilité longuement éprouvée, ils ont toujours été très coûteux en frais d’équipage et en entretien. Depuis une vingtaine d’années, ils sont remplacés par des bouées-phares automatisées.

Le Scarweather fait partie de la dernière série des bateaux-feux de l’après-guerre. Il a été retiré du service en 1989. Son dernier point de mouillage était le banc de Scarweather à l’entrée du canal de Bristol, en baie de Swansea (pays de Galles). Il est aisé de comprendre que la vie à bord de ces navires immobiles étaient particulièrement éprouvante, tant physiquement que moralement. La monotonie de l’environnement, le sifflement constant du vent, le fracas des vagues, le grondement hypnotique des sirènes de brume, l’obsession de l’abordage par brume épaisse, autant d’éléments qui mettaient à rude épreuve les nerfs de l’équipage.

L’imposante coque rouge est immédiatement identifiable par les visiteurs qui reconnaissent la lanterne, les antennes radio et la plateforme hélico.

A flot

À proximité du musée à quai, le musée à flot permet au visiteur de découvrir une partie des collections du Port-musée. Plusieurs bateaux sont ainsi visitables de la cale au pont. Ces navires sont les témoins authentiques et rares d’un passé. Pour être conservés, ils sont restaurés régulièrement par les charpentiers du Port-musée qui oeuvrent sous les yeux des visiteurs.

Ces navires sont également les témoins d’un contexte socio-économique particulier et permettent ainsi d’aborder différentes thématiques telles que : la vie du port, les ressources maritimes en matières premières, les transmissions radio maritimes, la pêche en mer, les voies maritimes ou encore le grand cabotage européen. Par exemple, le Port-Rhu accueillait au XIXe siècle les voiliers de Norvège semblables à Anna Rosa qui apportaient à Douarnenez la rogue servant aux pêches sardinières qui alimentaient les très nombreuses conserveries.

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