Northdown, barge de la Tamise
Notre dame de Rocamadour, langoustier
Saint Denys, remorqueur de Falmouth
Dieu Protège, gabare sablière
Northdown, barge de la Tamise
du 7 avril au 7 novembre 2012
Northdown est un grand bateau à fond plat, une sorte de péniche de mer, pimpante avec les décors de sa coque….Plus surprenante qu’elle n’y paraît, cette barge de la Tamise se déplace avec légèreté sur l’eau malgré son volume : celui d’un semi remorque ! Avec sa forme, ses dérives latérales et sa simplicité de manœuvre, elle pouvait pénétrer dans le moindre chenal de l’estuaire londonien, dans le sud de l’Angleterre.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, les barges à voiles de la Tamise constituaient le principal mode d’approvisionnement de la ville de Londres, notamment pour acheminer le foin et la paille, dont les nombreux chevaux de Londres avaient besoin. Ces grands bateaux à fond plat, gréés d’immenses voiles à livarde et dotés de dérives latérales, sillonnaient par centaines le fleuve et son estuaire. Elles étaient conduites par des mariniers qui, grâce à des apparaux très élaborés, parvenaient à maîtriser chaque bateau à seulement deux ou trois hommes. Ces allées et venues fluviales entre Londres et les agglomérations rurales de l’Essex, du Suffolk et du Kent, rivalisaient sans difficulté avec le transport routier ou le chemin de fer naissant, le rythme des marées facilitant physiquement et économiquement ce mode de transport.
Au XXe siècle, les barges vont assurer l’essentiel du transport des matériaux destinés à la construction des routes : le macadam, le ciment, et surtout les galets de silex… jusqu’à ce que le transport par route les condamnent. A moins, parfois, qu’elles n’aient pas survécu à la grande crise économique de 1929 qui affecta l’activité de nombre de barges.
Taillée pour le transport
Northdown a une coque à fond plat et section carrée, conçue pour être très résistante à la charge et capable de maîtriser les courants violents de l’estuaire de la Tamise. Le bordé est à double épaisseur : il faut en effet qu’une barge soit étanche car sa cargaison de grains, de ciment, de foin est sensible à l’humidité. Il n’est pas calfaté, l’étanchéité étant assurée par une couche de goudron mélangée à du poil animal entre les deux épaisseurs de bordés. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Northdown ne dispose pas de dispositif de chargement en propre : il n’a ni mât de charge, ni benne, ni rampe. L’accès des chargements s’effectue par les hiloires, des pièces métalliques qui encadrent les deux ouvertures de cale.
Redoutable en régate
Northdown a longtemps participé à des courses et des régates sur la Tamise et ses affluents. Première en 1929, deuxième en 1934, 1935, 1937, 1938, troisième en 1927, 1930, 1932, 1933, 1936. Son plan de voilure lui permet un grand nombre de combinaisons pour appareiller selon la direction des vents, la force de la marée, la manière dont elle est amarrée… La grand voile compte « davantage de manœuvres que celles du voilier de course actuel le plus perfectionné… Ce dispositif, qui n’a guère évolué depuis 8O ans est commun à toute la flottille, au point qu’un matelot de barge peut s’embarquer par nuit noire à bord d’un bateau sans être le moins du monde dépaysé » dit Tom Cunliffe, spécialiste des barges.









































Gill Etheridge
I understand that the Northdown Thames barge is currently owned by the Le Port – musee. My brother used to work for a previous owner of the Northdown when it was docked at St. Katharine’s Dock in London. Sadly, my brother died recently and we have a framed diagram of the Northdown that you might want for the museum. Please contact me (write in English, please).
port-musee
Hello,
We are currently undertaking a restoration of Northdown and we thank you for your attention. In fact, this kind of document are very useful and beyond its technical aspect, we are very attached to collect the items that took part in the history of Northdown. We therefore confirm our interest in this document that you have inherited in these unfortunate circumstances.
Sincerely, Laurent Perhérin