Hughes Germain Thomas Dorval

Né en 1966 à Dijon
Le son de Hughes Germain, matière enveloppante et volume en mouvement, laisse la place pour d’autres expressions sans perdre sa substance. La finesse des sensations d’espace qu’il nous soumet est possible grâce à l’usage pointu qu’il fait de son outil technique – informatique. Le travail sur les sons vise à les éloigner du directement reconnaissable, en conservant l’esprit d’un paysage sonore, celui du cadre de la collecte des sons. Il s’agit bien d’être à la limite de l’abstraction, de faire le juste nécessaire pour que les sons décollent d’une réalité documentaire, qu’ils passent au delà, dans l’imaginaire. Cette musique exerce à chaque fois le charme de sa première écoute, d’un moment unique. Des éléments nous suggèrent un monde, nous attachent davantage à eux et puis nous lâchent, comme des bulles qui naissent et disparaissent, légères et pourtant si présentes.

Thomas Dorval, réalisateur infographiste
Né en 1964 à Brest
Thomas Dorval prend comme point de départ la peinture telle qu’elle se pratique depuis des siècles, la convertit en base de données numériques en lui agrégeant au passage des notions d’espaces virtuels, de simulation de dynamiques physiques (le vent, les vagues, les courants…), sans en dénaturer le sens, la sensibilité, la chaleur, l’inspiration. A partir du détail précis d’une peinture figurant les infiltrations et les réseaux aqueux figés lors du séchage, il propose au visiteur une plongée dans un voyage à l’intérieur de la peinture et de la matière qui la constitue (l’eau, les pigments, la fibre du papier, de la toile). C’est une fantastique immersion au cœur de l’infiniment petit, dans l’immensité des paysages à laquelle nous convie Thomas Dorval.