Une innovation : le moteur

La maîtrise des deux seules énergies propulsives connues jusqu’au XIXè siècle, le vent et le muscle, a donnée trois familles de bateaux destinés à des usages spécifiques.

- Ceux armés au transport étaient logiquement plus ventrus, hauts sur l’eau et largement pourvus de voiles. L’aviron venait en appoint si nécessaire. Leur univers familier est celui des petits ports, des îles, des villages de fond d’estuaire où de modestes havres d’échouage peuvent leur suffire. Devant répondre à des fonctions assez identiques - charger, contenir des cargaisons volumineuses, les décharger - leur construction répond à des règles communes mises en œuvre dans les grands chantiers et non pas selon des principes locaux qui sont généralement applicables à la pêche.

- Les voiliers armés à la pêche ont été omniprésents au large comme dans les ports, présentant une infinie variété de formes de gréements ou de voilures. Construits selon des traditions locales transmises oralement par les charpentiers eux-mêmes, ils exploitent des fonds marins d’où toute la communauté qui les a conçu tire sa subsistance.

- Ceux destinés à la plaisance, apparus au cours du XIXè siècle, recherchaient la vitesse, la maniabilité ou, au contraire, le confort.